Vingt-trois prévenus, dont trois présumés braqueurs à main armée, ont comparu ce vendredi devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe, lors d’une audience foraine tenue au camp Lufungula, dans le cadre de l’opération “Ndobo”, une initiative gouvernementale de lutte contre l’insécurité urbaine.

Lancée par le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jean-Pierre Shabani Lukoo Bihango, avec l’appui de la Police nationale congolaise (PNC), l’opération “Ndobo” cible particulièrement les réseaux de banditisme, les “kuluna” et les auteurs de braquages armés dans les grandes villes du pays.

Lors de cette première audience, 20 prévenus sont poursuivis pour des faits qualifiés de terrorisme en lien avec des actes de violence urbaine, tandis que trois autres sont accusés de braquage avec usage d’armes de guerre. Le ministère public a rappelé que les infractions en question sont passibles de lourdes peines de servitude pénale.

Après l’identification des accusés, le tribunal a renvoyé l’affaire à lundi 14 juillet pour la poursuite de l’instruction.

L’opération Ndobo s’inscrit dans une démarche sécuritaire plus large, avec un soutien technique et financier déjà accordé à plusieurs commissariats provinciaux de la PNC à travers le pays, notamment à Kinshasa, Kongo Central, Haut-Katanga, Kwango, Lualaba et Tshopo.

Cette initiative vise à restaurer l’autorité de l’État, rassurer les populations urbaines, et faire face à l’escalade de la violence dans les quartiers sensibles.