Une réunion extraordinaire du Conseil territorial de la jeunesse, CTJ/Niangara, s’est tenue lundi 09 juin 2026 dans la salle polyvalente de Niangara, chef-lieu du territoire de Niangara, dans la province du Haut-Uélé, au nord-est de la République démocratique du Congo.
La rencontre portait sur la problématique de l’exploitation minière illicite menée par des ressortissants chinois dans le territoire de Niangara.
Avec la délégation provinciale, conduite par Son Excellence Monsieur le ministre provincial des Mines, accompagné de Son Excellence Monsieur le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Ordre public du Haut-Uélé, le chef de division provinciale des Mines, l’inspecteur provincial des Mines et d’autres autorités de justice, ainsi que toute la couche des structures sociales et étatiques du territoire de Niangara, notamment la société civile, les associations de taxis-motos, le comité des sages et les confessions religieuses.
Au cours de cette assemblée, les participants ont dénoncé l’absence de cahier de charges, les violences exercées sur les jeunes, et ont exigé l’arrêt immédiat des activités minières chinoises jusqu’à l’indemnisation des victimes.
Selon le ministre provincial des Mines, M. DIDIER MEDUAMA IYOLO, qui précise sa mission à Niangara :
»Le Chef de l’Exécutif provincial a été saisi des cris de détresse des habitants de Niangara à travers le CTJ. Le CTJ a constaté que les choses ne marchaient pas bien. Nous avons constaté que les enfants de Niangara sont traités comme des animaux. C’est pourquoi le Chef de l’Exécutif provincial a pris la décision de mettre fin à ce type d’exploitation dans le territoire de Niangara, où les habitants sont traités comme des animaux.
Nous sommes venus pour mettre fin à cette exploitation menée par nos frères chinois, parce qu’ils ne respectent pas leur responsabilité sociétale. D’abord, il n’y a même pas de convention. Ils refusent de faire asseoir les enfants du pays autour d’une table. C’est ce qui nous amène aujourd’hui à réagir de cette manière. La Province a pris la décision qui s’impose par rapport à leur comportement.
Nous sommes allés avec les services compétents de l’État, les services attitrés. Ces services doivent sceller les machines. Toute machine qui ne respecte pas les normes doit être arrêtée. Tout doit être à l’arrêt jusqu’à ce que nous asseyions autour d’une table et que les frères qui ont été tabassés soient indemnisés. Jusqu’à ce que toutes les autres activités déjà menées ici à Niangara soient évaluées. Si ces choses sont faites de cette manière, alors nous accepterons de nous asseoir avec eux autour d’une table pour décider. »
Interrogé par l’ACP, Son Excellence Monsieur le ministre provincial de la Sécurité :
»Nous connaissons les problèmes de sécurité résiduels à Niangara, liés aux activités que certains mènent. Notre gouvernement combat ces actes. Mais l’insécurité dont vous parlez, liée aux ADF, ne touche pas le territoire de Niangara.
Nous étions venus parce qu’il y a beaucoup de plaintes. Les frères connaissent beaucoup de difficultés. À travers le comité des jeunes du CTJ du territoire de Niangara, ils ont déposé leur plainte au niveau du territoire de Niangara. C’est pourquoi vous voyez aujourd’hui que nos autorités provinciales, le Gouverneur, les ont envoyées pour venir nous voir, pour nous expliquer comment ils se préoccupent de nos cris, nous les enfants du territoire de Niangara. En tout cas, c’est ce que je peux dire.
Le message court pour leur dire est qu’ils restent calmes, qu’ils n’aient pas peur »
Selon les propos recueillis par Monsieur l’administrateur du territoire, Bob MANZOKO MUKOMOLO :
»Nous sommes réjouis de cette délégation provinciale qui est venue répondre aux desideratas de la population de Niangara, à travers le CTJ de Niangara, qui a haussé le ton pour dénoncer ce qui ne marchait pas »
L’administrateur du territoire a appelé la population au calme et à être toujours vigilante en cas de problème.
Retenez qu’après cette rencontre, il a été demandé aux Chinois d’arrêter immédiatement leurs activités d’exploitation, avant la descente sur terrain de la délégation.
*ACP/EMMANUEL MBOLI*


Laisser un commentaire