Le Médecin Chef de Zone de Santé de Niangara, Monsieur Didier AMUDIANDROY MUKE, a fait le point ce jeudi sur la situation de la maladie à virus Ebola dans le territoire de Niangara, au cours d’un entretien accordé dans son bureau de travail.
S’exprimant sur l’épidémie qui sévit déjà dans la province du Haut-Uélé, le Médecin Chef de Zone a indiqué que la zone de santé de Niangara n’a pas encore enregistré de cas. Il a toutefois signalé l’existence d’alertes, lesquelles ne sont pas encore confirmées à ce jour. « Jusqu’à maintenant, nous n’avons ni cas suspect, ni cas confirmé », a-t-il précisé.
Il a fait savoir que la surveillance est renforcée au niveau de chaque centre de santé, hôpital et poste de santé du territoire. Les prestataires de soins ont été sensibilisés sur l’ampleur de la maladie. « Pour le moment, nous sommes dans la phase de la surveillance », a-t-il souligné.
Concernant les symptômes, le Dr AMUDIANDROY a expliqué que la maladie à virus Ebola se manifeste d’abord par une fièvre brutale, à laquelle peuvent s’ajouter des vomissements, des diarrhées et des myalgies. Dans l’évolution, le malade peut présenter des saignements. Il a cependant noté que ces signes ne sont pas spécifiques à Ebola, car d’autres maladies comme le paludisme peuvent donner les mêmes manifestations. Selon lui, les éléments spécifiques à prendre en compte sont une forte fièvre ne répondant pas aux traitements des maladies ordinaires, la notion de contact avec un cas confirmé et l’historique de voyage vers les zones touchées.
Sur les mesures barrières, le Médecin Chef de Zone a recommandé le lavage régulier des mains comme principale mesure disponible actuellement. Il a également appelé à éviter de toucher n’importe où et à ne pas toucher les malades présentant des signes suspects, en prenant toutes les précautions nécessaires. Il a ajouté que des gels hydroalcooliques peuvent être utilisés par les structures sanitaires qui en disposent. Pour ce qui est de l’usage du chlore et d’autres moyens, il a indiqué que cela interviendra progressivement en fonction des moyens disponibles.
Abordant le cas des lieux de culte, le Dr AMUDIANDROY a insisté sur la nécessité de prendre des dispositions particulières dans les endroits de forte concentration comme les églises.
ACP/ EMMANUEL MBOLIGIE



Vous devez être connecté pour poster un commentaire.