Haut-Uele/Ebola : le Gouverneur Jean Bakomito durcit le ton contre les menaces visant les équipes de riposte

Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la province du Haut-Uele, le Gouverneur Jean Bakomito Gambu hausse le ton contre toute forme de menace, d’intimidation ou d’obstruction visant les équipes engagées dans la riposte.
Le chef de l’Exécutif provincial a prévenu que toute personne qui s’en prendrait aux agents de santé ou entraverait leur travail sera interpellée et déférée devant les autorités compétentes, conformément aux lois en vigueur.
Cette mise en garde intervient après un incident survenu au Centre de Traitement Ebola (CTE) d’Isiro, où une famille aurait retiré de force le corps d’un patient décédé. Un acte fermement condamné par le Gouverneur, qui estime qu’une telle pratique risque de compromettre les efforts entrepris pour contenir la propagation de l’épidémie.
Jean Bakomito Gambu rappelle que la gestion des dépouilles des personnes décédées d’Ebola est soumise à des protocoles sanitaires stricts. Toute manipulation non autorisée d’un corps constitue, selon les autorités sanitaires, un risque important de contamination pour les proches et la communauté.
Le Gouverneur appelle ainsi la population à collaborer avec les équipes de riposte, notamment en signalant rapidement tout cas suspect, en respectant les mesures barrières et en facilitant le travail des professionnels de santé.
Par ailleurs, l’Exécutif provincial assure que les efforts se poursuivent pour renforcer la riposte. Avec l’appui du Gouvernement central et des partenaires, plusieurs zones de santé bénéficient notamment d’ambulances, d’équipements et d’intrants médicaux destinés à améliorer la prise en charge des patients et la réponse à l’épidémie.
Pour rappel, l’épidémie de maladie à virus Ebola a été officiellement déclarée dans le Haut-Uele le 10 juillet 2026. D’après les données de la Coordination provinciale de la riposte arrêtées au 6 août 2026, la province comptait 74 cas confirmés, 41 décès et 7 personnes guéries. Les zones de santé de Wamba, Pawa, Boma-Mangbetu, Isiro et Rungu demeuraient les plus concernées.
Dans ce contexte, les autorités provinciales insistent sur la nécessité d’une mobilisation collective afin de briser les chaînes de transmission et protéger les communautés.