Le territoire de Niangara s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la valorisation de son potentiel agricole. Le Gouverneur du Haut-Uele, l’Honorable Jean Bakomito Gambu, a procédé, ce mercredi 12 août 2026, à la plantation symbolique du premier arbre du champ fruitier provincial, au village Makilingo, dans la chefferie de Kopa.
Cette cérémonie, organisée en présence des autorités administratives et coutumières, des représentants de la société civile ainsi que d’une importante population, marque le lancement officiel d’un projet agricole destiné notamment à alimenter la future usine de transformation de jus de Niangara.
L’agriculture au cœur de la diversification économique
À travers cette initiative, le Gouvernement provincial entend concrétiser sa volonté de faire de l’agriculture l’un des principaux leviers du développement économique du Haut-Uele.
Le projet prévoit la mise en terre de plusieurs espèces fruitières, notamment des manguiers, des orangers et d’autres variétés adaptées au climat local. La production issue de ces plantations devrait contribuer à garantir un approvisionnement régulier en matières premières à la future unité de transformation.
Cette vision s’inscrit également dans l’orientation nationale portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui encourage la diversification de l’économie congolaise et la valorisation des potentialités agricoles du pays.
« Il faut désormais valoriser le sol »
Prenant la parole lors de la cérémonie, le Gouverneur Jean Bakomito a appelé la population à s’approprier cette initiative et à investir davantage dans l’agriculture.
Pour le chef de l’exécutif provincial, le développement du Haut-Uele ne peut pas reposer uniquement sur l’exploitation de ses ressources du sous-sol. La province doit également tirer profit de la richesse de ses terres et de son potentiel agricole.
Il a ainsi encouragé les ménages à planter massivement des arbres fruitiers, afin d’accompagner les efforts du Gouvernement provincial et de constituer progressivement une importante base de production locale.
La chefferie de Kopa entrevoit de nouvelles opportunités
De son côté, le chef de la chefferie de Kopa, Sa Majesté Lengendule, a salué le lancement de ce projet qu’il considère comme une véritable opportunité pour le territoire de Niangara.
Selon l’autorité coutumière, la création d’un marché permanent pour les productions fruitières pourrait permettre aux agriculteurs locaux d’écouler plus facilement leurs récoltes, d’améliorer leurs revenus et de renforcer l’économie des communautés rurales.
Un champ de 30 à 50 hectares
Les responsables techniques du projet ont précisé que les premières plantations devraient commencer à produire dans un délai estimé à environ dix-huit mois.
Le champ fruitier provincial devrait, dans sa phase de développement, s’étendre progressivement sur une superficie comprise entre 30 et 50 hectares. L’objectif est de disposer d’une production suffisamment importante et régulière pour contribuer à l’approvisionnement de la future usine de jus de Niangara.
Cette démarche devrait également encourager les producteurs privés à développer leurs propres plantations, afin de constituer un véritable bassin fruitier autour de l’unité industrielle.
Vers un pôle agro-industriel à Niangara
Au-delà de la simple plantation d’arbres fruitiers, le projet porte une ambition économique plus large. Le Gouvernement provincial veut favoriser la transformation locale des produits agricoles, réduire les pertes enregistrées après les récoltes et créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes et les populations rurales.
La future usine de jus devrait ainsi constituer un débouché pour les producteurs et contribuer à instaurer une chaîne de valeur allant de la production agricole à la transformation et à la commercialisation.
Avec le lancement de ce champ fruitier à Makilingo, le Haut-Uele entend donc donner un contenu concret au concept de « revanche du sol sur le sous-sol », en misant sur ses terres, ses agriculteurs et ses potentialités naturelles pour bâtir une économie plus diversifiée.
À Niangara, la plantation du premier arbre apparaît ainsi comme le symbole d’une ambition nouvelle : faire de l’agriculture non seulement une activité de subsistance, mais un véritable moteur de croissance et d’industrialisation locale.



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