NIANGARA : Les mamans catholiques formées sur le rôle de l’agriculture dans le développement économique de ménagère à Niangara


Une formation des mamans catholiques s’est tenue mardi au couvent des Sœurs de Niangara, à l’occasion de la commémoration de Sainte Monique.

Cette formation a regroupé les mamans venues de différentes paroisses du Doyenné Saint Jean-Marie Vianney, à savoir NANGAZIZI, TAPILI, NDEDU et RUNGU. Elle a été assurée par l’ingénieur en agriculture, M. John UWONDA.

Le thème principal développé était :           « Rôle de l’agriculture dans le développement économique du ménage ».

Selon le formateur, cette formation avait trois objectifs : rendre la maman agricultrice capable de produire la richesse à travers l’agriculture, de savoir distribuer cette richesse en créant de l’emploi, et de consommer suffisamment ce qu’elle produit.

« L’agriculteur est riche, mais l’agriculteur lui-même ne sait pas qu’il est riche. Ce sont les mamans qui détiennent le monopole de l’économie du territoire », a-t-il déclaré, tout en invitant les mamans à se fixer des objectifs concrets après chaque récolte, comme l’achat d’un vélo, d’une moto ou la construction d’une maison en tôles.

« On ne peut pas comprendre qu’une maman à qui Dieu a donné la force et la terre, manque 2000 FC pour l’offrande à l’église ou 1000 FC pour acheter des médicaments », a-t-il martelé.

Outre l’agriculture, d’autres matières ont été dispensées, notamment la santé générale et corporelle, la ménopause par le Médecin Directeur  Isaac de l’HGR Niangara, la prise en charge par le Directeur Célestin NABOTU, l’aumônier Abbé DIEUDONNÉ BAGNOLO et Abbé Jean-Marie MATSAGA étaient là pour représenter l’Abbé curé de la Paroisse.

Interrogées par l’ACP, les participantes se sont dites satisfaites.

Maman Denise, venue de NANGAZIZI, a indiqué que cette formation leur a ouvert l’intelligence pour la culture, l’hygiène et la gestion familiale.

Maman COLETTE, de la paroisse Cœur Immaculé du Christ de RUNGU, a affirmé qu’elles étaient dans l’ignorance et que désormais elles savent qu’il faut cultiver, manger et vendre pour avoir de l’argent.

Papa François, également de Rungu, a renchéri : « Nous étions dans les ténèbres. Nous allons rentrer dire à nos sœurs restées au village ce que nous avons appris ».

ACP/ EMMANUEL MBOLIGIE