La Province du Haut-Uele renforce les mesures destinées à préserver ses infrastructures routières, notamment les ouvrages d’art récemment construits ou réhabilités sur la Route nationale numéro 26 (RN26). Au cœur de cette démarche figure le respect de la limite de tonnage fixée à 45 tonnes pour les ponts Bomokandi et Kidi.
Ces deux ouvrages constituent des infrastructures stratégiques pour la circulation des personnes et des marchandises dans le Haut-Uele. Leur capacité maximale étant limitée à 45 tonnes, le respect de cette exigence demeure indispensable pour garantir leur durabilité.
C’est dans cette logique de protection des investissements publics que le Gouvernement provincial, sous la conduite du Gouverneur Jean Bakomito Gambu, a mis en service le pont-bascule de Boh, dans le territoire de Faradje. Cet équipement permet de contrôler le poids des véhicules lourds et de prévenir les surcharges susceptibles d’endommager les ouvrages routiers.
Prévenir plutôt que reconstruire
La problématique est d’autant plus importante que le pont Bomokandi avait déjà connu un effondrement avant sa reconstruction. Cette situation avait notamment relancé le débat sur le respect du tonnage par les véhicules lourds.
Aujourd’hui, l’enjeu pour les autorités provinciales est donc de garantir la durabilité des ouvrages remis en service et d’éviter que les pratiques de surcharge ne compromettent les investissements consentis pour désenclaver la province.
Les contrôles effectués au niveau du pont-bascule de Boh auraient notamment permis de constater le passage de véhicules dont le poids dépasse largement la limite autorisée. Des charges de 75 tonnes, 120 tonnes et davantage sont évoquées, alors que certains ouvrages ne sont techniquement conçus que pour 45 tonnes.
Une telle situation expose les ponts à une usure prématurée et pourrait compromettre les efforts engagés pour améliorer durablement la circulation sur les axes routiers du Haut-Uele.
Une concertation avec les opérateurs économiques
Face à cette situation, des échanges sont engagés entre le Gouvernement provincial, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), la FENAPEC et les différents opérateurs économiques afin de rechercher une solution concertée.
L’objectif n’est pas de bloquer le commerce ni la circulation des marchandises, mais de concilier les activités économiques avec la protection des infrastructures publiques.
Les opérateurs peuvent continuer à desservir les différentes zones, notamment Watsa. Mais le dépassement de la limite technique demeure une préoccupation majeure. Transporter des charges largement supérieures au tonnage autorisé expose directement les ponts et les routes à des dégradations importantes.
Protéger les nouveaux investissements routiers
Cette mesure intervient également dans un contexte où le Haut-Uele vient de renforcer ses capacités d’entretien routier. La province a récemment réceptionné la RN26 et la RP426 après plusieurs mois de travaux et dispose désormais de nouveaux moyens matériels pour assurer l’entretien de son réseau routier.
La mise en place du pont-bascule de Boh s’inscrit ainsi dans une politique plus large de prévention et de protection du patrimoine routier provincial.
Le message des autorités est donc clair : le développement des infrastructures ne peut être durable sans leur protection. Les ponts Bomokandi, Kidi et les autres ouvrages constituent des investissements publics destinés à servir durablement la population.
Le respect du tonnage de 45 tonnes apparaît dès lors comme une responsabilité partagée entre les autorités, les transporteurs, les opérateurs économiques et les usagers de la route.
L’enjeu dépasse les intérêts individuels : il s’agit de préserver les infrastructures afin qu’elles continuent à soutenir le commerce, la mobilité et le développement du Haut-Uele.


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