La Synergie de la Société Civile, regroupant la Société Civile Forces Vives, la Nouvelle Société Civile Congolaise et le Conseil Territorial de la Jeunesse de Niangara, dénonce la situation d’instabilité qui prévaut à la carrière minière artisanale de Kanana, anciennement appelée Mabanda, dans la chefferie de Keréboro, territoire de Niangara, province du Haut-Uele.
Dans un mémorandum daté du 16 Août 2026 et signé par Bienvenu NGASA MARAKA, le Coordonnateur de la Société Civile Force Vive du Territoire de Niangara, cette structure exprime ses préoccupations concernant les tensions qu’elle attribue à M. Jean-Pierre Lumeri Kaïga et à ses alliés. Elle déplore également ce qu’elle considère comme une passivité de la Division provinciale des Mines face à cette situation.
Selon les signataires du document, les inquiétudes de la société civile avaient déjà été soulevées dans un rapport de monitoring réalisé le 15 octobre 2026 dans la chefferie de Keréboro, au groupement TULUGU. À travers ce rapport, les acteurs de la société civile avaient appelé les autorités provinciales et nationales à intervenir afin de rétablir le calme et la stabilité au sein de cette carrière minière artisanale.
La restauration de l’autorité administrative réclamée
Dans leur mémorandum, les organisations signataires demandent à la Division provinciale des Mines de restaurer l’autorité de l’actuel administrateur du foyer minier de Kanana, M. Claude MALOKA, et de lui garantir un encadrement administratif clair pour lui permettre d’exercer ses fonctions sans intimidation.
Elles souhaitent également que M. Jean-Pierre Lumeri Kaïga ne revienne plus exercer les fonctions au sein de cette carrière, affirmant qu’il n’occupe plus ce poste à Kanana, anciennement Mabanda.
La société civile met par ailleurs en garde toute personne qui tenterait, selon elle, de soutenir des initiatives susceptibles de déstabiliser la carrière minière. Elle estime que la persistance des tensions risque de compromettre les efforts de développement entrepris dans la chefferie de Keréboro et dans l’ensemble du territoire de Niangara.
Un site minier présenté comme une source d’emplois
Pour les organisations signataires, la carrière minière artisanale de Kanana constitue une importante source d’activités économiques et d’emplois pour les jeunes ainsi que pour d’autres personnes ayant perdu leurs précédentes sources de revenus.
Elles soulignent que la stabilité de ce site représente un enjeu majeur pour les populations qui dépendent directement ou indirectement de son exploitation.
Face à cette situation, la synergie appelle le gouvernement provincial ainsi que les services provinciaux et nationaux compétents en matière de mines à s’impliquer activement pour garantir un environnement de travail stable, protéger les droits des creuseurs artisanaux et favoriser une gestion apaisée de la carrière.
Un appel à mettre fin aux intimidations
Dans leur déclaration, les organisations de la société civile insistent sur la nécessité de mettre un terme aux intimidations qu’elles dénoncent, aux conflits susceptibles de perturber les activités minières et aux pratiques qu’elles considèrent comme préjudiciables aux intérêts des exploitants artisanaux.
Elles réclament notamment la protection des droits des creuseurs, la fin des pressions sur les responsables de la carrière et la consolidation des efforts visant à redynamiser le site minier de Kanana, anciennement Mabanda.
En conclusion, la Synergie de la Société Civile réaffirme son attachement à la stabilité de la carrière minière et au bien-être de la population locale. Elle lance un appel aux autorités compétentes afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour prévenir une aggravation des tensions et favoriser une exploitation minière artisanale bénéfique à la communauté.
Le mémorandum se termine par un appel à la mobilisation autour de l’avenir du site minier et a été remis à l’administrateur de Territoire a.i Monsieur Emmanuel NDEBELE
Rédaction NIANGARA ACTUALITÉS


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